La surface d'adhérence des pneus des deux-roues motorisés est 10 fois moins importante que celle d'une voiture. La surface de freinage des pneus équivalente à une carte de crédit pour un deux-roues motorisés en augmente donc considérablement les risques.
Le motocycliste devient particulièrement vulnérable sur chaussée en courbe, en zone de freinage, en zone d'accélération et surtout par temps de pluie. Par ailleurs toute altération de la chaussée (déformation de la couche de roulement, rainurage, gravillons, usures des marquages .) sont d'autant plus dangereux pour les deux-roues motorisés que leur surface d'adhérence est moindre.
Dès lors que le deux-roues motorisé porte son casque son champ de vision est réduit à 110°.
Plus la vitesse augmente, plus le champ visuel réduit.
A 40 km/h le champ visuel est de 100°, à 70 km/h le champ visuel est de 75°, à 100 km/h le champ visuel est de 45°, à 130 km/h le champ visuel est de 30°.
A grande vitesse, il se limite à une vision centrale de la route. Certaines études disent que le champ visuel se réduit à celui d'une taupe ! D'où la difficulté pour un motard d'anticiper lorsqu'un automobiliste déboîte.
A 90km/h, il faut 85 mètres à un deux-roues motorisé pour s'arrêter totalement, temps de réaction compris. A titre de comparaison, à vitesse égale, il faut 78 mètres à une voiture pour s'arrêter.
70% de la puissance de freinage provient du frein avant du deux-roues motorisé, contre 30% pour le frein arrière et donc la maîtrise du véhicule lors d'un freinage brusque est plus difficile.
Une très bonne vue ne permet pas une vision totale du trafic : La « tâche aveugle » est une particularité physiologique de l'oeil. Dans la conduite de tous les jours, elle peut avoir des conséquences dangereuses, car un objet vous faisant face peut disparaître de votre champ de vision.
Un deux-roues motorisé peut très facilement disparaître du champ de vision de l'automobiliste ou se fondre au paysage.
Le deux-roues motorisé doit rechercher l'automobiliste dans son rétroviseur.
Le refus de priorité ou le tourne-à-gauche peuvent aussi s'expliquer par le fait que lorsque le cerveau voit un deux-roues motorisé, il voit quelque chose de plus petit et il déduit donc que cet objet est loin.