Sur un deux-roues motorisé, la seule carrosserie, c’est le vent. Le meilleur moyen de ne pas être blessé ou tué et de continuer à bénéficier du plaisir de la conduite est de tout mettre en oeuvre pour éviter l’accident.
La « conduite préventive » implique d’anticiper toute les situations et d’adopter une conduite responsable :
- En étant conscient de ses capacités (imparfaites) de perception et de conduite.
- En prenant en compte le comportement des autres usagers.
- En tentant d’évaluer en permanence les circonstances de conduite.
- En évitant de commettre des fautes et en respectant les règles.
La vigilance
A chaque instant, le motard doit s’interroger sur les intentions des autres usagers. 48% des accidents impliquant une voiture de tourisme sont dus à une erreur de perception vis-à-vis des motards de la part de l’automobiliste.*
*Source : Etude sectorielle motocyclettes en France, 2005
L’anticipation
Certains signes laissent présager une situation dangereuse. Les détecter, c’est anticiper le danger et pouvoir l’éviter. Soyez par exemple attentifs aux roues avant des véhicules. En cas de déboîtement ou de changement de file, elles seront les premières à vous prévenir.
De manière générale :
Méfiez-vous de chaque endroit où il existe un conflit d’usage (carrefour, intersection, passage, sortie de chemin, etc.).
Restez vigilant à l’égard des véhicules qui vous entourent (devant, derrière, à gauche, à droite).
Si vous devez vous arrêter, surveillez le véhicule qui vous suit (aura-t-il le temps de freiner ?).
Efforcez-vous de voir à temps le piéton, qu'il soit entre deux voitures ou à proximité de passages protégés.
Soyez attentifs aux cyclistes, dont les réactions sont parfois inattendues.
Voir et être vu
Evitez de vous placer dans ses angles morts des voitures et poids lourds en vous positionnant de telle manière que le conducteur puisse vous apercevoir dans ses rétroviseurs. Positionnez-vous sur la route aux 2/3 de la largeur de votre file afin d’avoir une meilleure vue du trafic mais aussi d’être mieux remarqué des automobilistes.
La maîtrise
Pour obtenir les meilleurs résultats en cas d’urgence, il faut maîtriser son deux-roues motorisé et en connaître son maniement sous tous ses aspects, mais aussi être physiquement en état de conduire.
- La réglementation concernant les limitations de vitesse est établie en fonction des limites physiologiques de l’être humain (perception visuelle, temps de réaction, résistance aux chocs). Elle vise à réduire au maximum les risques encourus par les usagers. Rouler vite, c’est réduire son champs de vision, augmenter les distances d’arrêt et donc augmenter le risque de perdre le contrôle de son véhicule
- L’alcool agit directement sur le cerveau. Le champ visuel se rétréci, la perception de la profondeur, du relief et des distances est modifiée, le temps de réaction visuelle augmente, la sensibilité à l’éblouissement est accrue, la vigilance et la résistance à la fatigue diminuent. De plus, l’effet désinhibiteur de l’alcool amène le conducteur à sous évaluer les risques ou à surévaluer ses capacités.
- La baisse de la vigilance, liée à un mauvais état de santé ou à une dette de sommeil est la première cause de mortalité sur les autoroutes européennes, tous véhicules confondus.
- La consommation de cannabis entraîne une capacité moindre à contrôler la trajectoire de son véhicule, des temps de réaction allongés, des mécanismes d’attention et de vigilance en déficit et une fausse sensation de sécurité.
Tous ces facteurs diminuent considérablement votre capacité à maîtriser votre deux roues et multiplent vos risques d’accident.
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